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parties inaccessibles aux regards
parties accessibles au regards
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Une boîte de format cubique est percée de huit meurtrières,
fenêtres étroites et verticales à travers chacune
desquelles est observable une partie de son intérieur. Pourtant
une zone, au centre, échappe à tous les regards. C’est
cet invisible irréductible -et par extension la boîte
que le contient- que j’ai nommé SOMBRE PROPOS.
SOMBRE PROPOS, proposition plastique et concrète, est aussi
un principe. Celui-ci s’appuie sur un jeu de métaphores
dans lequel les regards, qui s’insinuent
à l’intérieur du cube par ses meurtrières,
deviennent tour à tour synonymes de lumière,
de pensées, de son
(de notes musicales).
Il se produit ici un renversement de valeurs et cette zone invisible,
de poursuivie qu’elle était par les regards, comme
si ceux-ci n’avaient de cesse de la réduire à
néant, devient leur raison d’être : les attirant
vers elle, elle agit envers eux comme un principe de cohérence,
un centre de gravité.
Gravité… c’est précisément sur
ce mot que s’est produit le premier des glissements de sens
de SOMBRE PROPOS. « Sombre propos » est en effet une
traduction à la fois exacte et malicieuse de l’anglais
« dark matter » : « matière noire »,
cette substance invisible dont le champ gravitationnel déterminerait
le devenir de l’univers. « Matter » : matière
ou pensée ? Et de quelle gravité s’agit-il ici
?
2002 : publication par le CREDAC de Sombre
Propos, sept variations sur un thème invisible.
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